Tante Catherine, cette légende qui m’habite

Tante Catherine, cette légende qui m’habite

Tranche de vie pour un 8 mars - Tante Catherine, cette légende qui m'habite | Edith Jolicoeur, Consultante branchée
À Gauche, ma grand-tante, Soeur Catherine Jolicoeur [1915-1997]. Ethnologue, folkloriste et essayiste acadienne, née à Nouvelle, en Gaspésie. (B.A., 1950; B. Sc. soc., 1954; M. Sc. soc., 1955; B. Péd., 1956; M. 1959; PhD 1963) | Crédit photo : Femme d'aujourd'hui, 1970

Quand le « storytelling », la persévérance, la singularité et — avouons-le — un peu d’entêtement coulent dans nos veines…

Ça fait plusieurs années que je me dis que « l’an prochain », je vais profiter du 8 mars pour rédiger un billet au sujet de ma grand-tante, soeur Catherine Jolicoeur.

Quand je réfléchis à ce que signifie pour moi la Journée internationale pour les droits des femmes — à part rêver au jour où nous n’aurons plus besoin de telles journées —, c’est toujours aux femmes qui m’ont précédée que je pense. Je pense à cette liste de 30 Grandes femmes du Canada et à toutes les autres reconnues [ou non !] pour leurs luttes ou leurs legs un peu partout chez nous et ailleurs dans le monde.

Je pense aux femmes de ma famille, mes grands-mères, mes tantes, ma mère. Puis, je pense à ma grand-tante Catherine… cette femme d’exception que j’aurais tant aimé connaître !

#TrancheDeVie pour un 8 mars | Tante Catherine, cette légende qui m’habite.

Nous ne nous sommes jamais vraiment connues, elle et moi. Pourtant, plus j’en apprends à son sujet, plus je constate certaines de nos singularités communes, plus j’ai le profond sentiment qu’elle m’habite! Catherine Jolicoeur était la sœur de mon grand-père Israël, la fille de mon arrière-grand-père Wilfred, cheminot pour le CN, et de mon arrière-grand-mère, Hélène Parker, une fière descendance irlandaise.

Ma grand-tante, née en 1915, a passé la plus grande partie de sa vie au Nouveau-Brunswick où elle s’est consacrée à l’enseignement et au folklore acadien, plus particulièrement aux contes et légendes.

Je me souviens, quand j’étais enfant, mon père et tous ceux qui la connaissaient parlaient d’elle avec beaucoup d’éloges.

Dans ma famille, cette femme exceptionnelle — dont la réputation dépassait nos frontières — était perçue par plusieurs comme une véritable légende vivante.

Je ne l’ai croisée brièvement qu’une seule fois, alors que j’étais adolescente. C’était en 1990, lors du décès de mon grand-père, son frère. Malheureusement, la maladie d’Alzheimer dont elle souffrait depuis quelques années avait volé une grande partie de sa mémoire. Elle est décédée le 17 mars 1997, entourée de sa famille religieuse et — j’en suis convaincue — de beaucoup d’amour.

Je regrette tant de n’avoir jamais pu avoir de conversation « intelligente » avec elle. Il y a TANT de questions que j’aurais aimé lui poser ! Tant de sujets dont j’aurais aimé discuter avec elle. Tant de conseils que j’aimerais pouvoir lui demander aujourd’hui au sujet de certains de mes projets… un peu fous !

«Synchronicité», quand tu nous tiens!

L’an dernier à pareille date [8 mars 2017], j’ai fait une publication soulignant la Journée internationale des DROITS des femmes sur ma Page Facebook professionnelle. Cette journée-là, j’étais «dans le jus», comme d’habitude! Puis, dans un échange en commentaire, j’ai parlé de tante Catherine.

Un peu plus tard, dans la soirée, j’ai interrogé Google afin de retrouver le lien du fonds d’archives déposé à l’Université de Moncton portant son nom pour le transmettre à la personne à qui j’avais parlé de ma tante plus tôt.

Sérieux! J’ai «googlé» ce fonds des dizaines de fois pour l’envoyer à des gens auxquels je parlais de tante Catherine. — Oui, je sais, je pourrais le mettre en favori. Ça m’éviterait de devoir le chercher chaque fois. Mais chaque fois que je google ma tante, je fais des découvertes INCROYABLES! Je ne voudrais surtout pas me priver de ce plaisir. 

Toujours est-il que ce fameux soir du 8 mars 2017, Google a décidé d’attirer mon attention sur un article que je n’avais encore jamais lu

Port Acadie Revue interdisciplinaire en études acadiennes Numéro 24-25-26, automne 2013, printemps–automne 2014 L’Apport des prêtres et des religieux au patrimoine des minorités : parcours comparés Bretagne/Canada français

Catherine Jolicoeur, fille de Marie de l’Assomption, par Ronald Labelle, publié dans Port Acadie, revue interdisciplinaire en études acadiennes, Numéro 24-25-26, automne 2013, printemps–automne 2014

L’Apport des prêtres et des religieux au patrimoine des minorités : parcours comparés Bretagne/Canada français

Sous la direction de Jean-Pierre Pichette 

Actes des journées internationales d’étude tenues du 19 au 21 octobre 2011 à l’Université Sainte-Anne et les 17 et 18 novembre 2011 à l’Université de Bretagne Occidentale

Euh! Wow!!! Malgré que j’étais complètement épuisée, j’ai dévoré la dizaine de pages de cet article dont la lecture m’a bouleversée! Plus les paragraphes défilaient, plus je découvrais une foule de détails que j’ignorais complètement au sujet de mon aïeule. Je réalisais aussi, avec stupéfaction, qu’elle et moi partagions plusieurs singularités que je n’aurais jamais soupçonné.

Quelques extraits parmi ceux qui m’ont le plus frappée :

La persévérance de Catherine Jolicœur lui a permis de réussir bien des projets, mais elle pouvait aussi être très têtue, ce qui lui a certainement causé des ennuis. Son parcours révèle que tout au long de sa carrière, elle s’est butée aux autorités dans divers contextes. En salle de classe, par exemple, elle refusait d’imposer la stricte discipline qui était monnaie courante chez les religieuses enseignantes. Elle me confia un jour que, pendant son noviciat, on ne la considérait pas apte à enseigner parce qu’elle perdait du temps en faisant faire de l’exercice physique aux élèves pendant les heures de classe. C’est qu’elle suivait une méthode d’enseignement qui consistait à faire bouger les enfants pour qu’ils soient ensuite bien disposés à travailler.

Puis, en 1956, elle commença ensuite à suivre des cours d’été à l’Université Laval. Loin d’être intéressée par le folklore, elle désirait parfaire ses compétences en littérature. Elle entretint pendant un certain temps une correspondance avec un fils de Paul Claudel alors qu’elle préparait un mémoire de maîtrise intitulé « Notre Dame dans l’œuvre de Claudel ». Dès la réception du diplôme de de maîtrise ès lettres en 1959, elle s’inscrit au doctorat à l’Université Laval.

Elle présenta des conférences sur la taxonomie des légendes acadiennes lors de deux colloques internationaux aux États-Unis en 1978, ainsi qu’au congrès quinquennal de l’International Society for Folk Narrative Research (Isfnr) à Édimbourg en 1979. Elle entra aussi en communication avec des ethnologues américains comme Wayland Hand, de l’Université de Californie, où elle se rendit en 1980 afin d’obtenir des conseils sur l’élaboration d’un catalogue de légendes.

En plus de ses activités de recherche, d’enseignement et de publication, Catherine Jolicœur trouva le temps de participer à un projet éducatif intitulé « L’enseignement des quatre savoirs (écouter, parler, lire, écrire) à partir d’un conte populaire [17] ». Il s’agissait d’un projet pilote où elle visita toutes les écoles primaires du Madawaska canadien, racontant non pas des légendes mais des contes. Après avoir écouté un récit, les enfants s’en inspiraient pour réaliser soit des illustrations ou des projets de rédaction [18] . L’expérience fut ensuite renouvelée dans deux écoles du nord-est de la province. Une enseignante qui accueillit Jolicœur a écrit qu’elle profita de sa visite pour lancer les enfants de la 4e année à la recherche de contes et légendes : « Le lendemain, les élèves sont arrivés avec chacun cinq ou six contes différents. Je me souviens que le premier jour, ils en avaient recueilli cinquante-sept. La joie de Catherine débordait [19]. »

Dans une correspondance avec une proche collaboratrice datée de septembre 1981, elle écrit : « Note bien que je comprends que les autres n’aient pas mon enthousiasme, car elles ont d’autres goûts et intérêts. Mais je sais que toi, tu comprends ! [20] »

En 1982, alors qu’elle entreprenait une nouvelle étape dans son projet d’enquête et de classification, Catherine Jolicœur sentait que le temps pressait, car elle commençait à connaître des problèmes de mémoire. Elle tenta d’exercer sa mémoire pour lutter contre la maladie qui se manifestait de plus en plus et elle avoua un jour à une de ses consœurs : « Je me demande ce qui m’attend… Si c’est une maladie grave, je vais lutter jusqu’à la fin. [21] »

Source : erudit.org :

Labelle, R. (2013). Catherine Jolicoeur, fille de Marie de l’Assomption. Port Acadie, (24-25-26), 96–107.

Références citées dans les extraits  :

17. Céacc, fonds Catherine-Jolicœur, 63-006.
18. Céacc, fonds Catherine-Jolicœur, 63-001.
19. Adela Collette, f.m.a., op. cit., p. 17.
20. Céacc, fonds Catherine-Jolicœur, non classé.
21. Rita Landry, f.m.a., « Notice biographique de Sœur Catherine Jolicœur », 12 avril 1993.

Je voulais absolument rencontrer l’auteur !

En deux temps, trois mouvements, j’ai googlé l’auteur de l’article. Oh wow! Quelques secondes plus tard, le moteur de recherche me permettait d’entrer en contact avec lui.

Ronald Labelle, docteur en ethnologie de l’Université Laval, a été titulaire de la Chaire de recherche McCain en ethnologie acadienne à l’Université de Moncton de 2006 à 2012. Maintenant professeur Cape Breton University, il est un spécialiste du récit de vie, du conte traditionnel et de la chanson folklorique. [source]

Dans les jours suivants, nous avons, monsieur Labelle et moi, échangé quelques courriels. Notre correspondance était teintée par la joie de découvrir ce lien improbable qui nous unissait à travers notre «intérêt» pour ma défunte tante.

Quelques semaines plus tard, d’autres circonstances — tout aussi improbables — nous ont permis de nous rencontrer. Par un hasard que j’ai encore du mal à m’expliquer, M. Labelle et sa femme séjournaient à l’Île-du-Prince-Édouard au moment même où je devais y passer pour me rendre aux Îles-de-la-Madeleine dans le cadre de mon travail.

Comble de chance [et non pas de malchance, dans ce cas-ci], le mauvais temps — qui retardait la traverse de plusieurs heures — nous a permis de partager repas et discussions. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je l’ai écouté parler de ses années de travail avec ma grand-tante. Nous avons aussi parlé de son travail actuel à l’Université du Cap-Breton et du travail de son épouse, autrefois bibliothécaire d’université. 

Nous avons également discuté de mon travail auprès de petites entreprises en région, notamment dans les provinces maritimes. De mon approche pédagogique, de mes conférences à l’étranger ainsi que de plusieurs autres projets pour lesquels le couple m’a grandement encouragée, soulignant du même coup certaines ressemblances avec ma grand-tante, grâce à qui nous nous partagions ces moments ensemble. 

C’est fou, la vie, hein!?

La grande oeuvre inachevée de soeur catherine jolicoeur Ronald Labelle
Le vaisseau fantôme - Undisciplined Women

En bonne « groupie », j’ai fait dédicacé deux exemplaires du livre dans lequel on retrouve un chapitre au sujet de ma tante, rédigé par M. Lebel. Un pour moi, un pour notre fille, prénommée Catherine…

EN CONCLUSION

Plus ça change, plus c’est pareil?

En ce 8 mars 2019, je me demande comment se serait passée la vie de ma tante si elle était née, près de 60 ans plus tard [au moment de ma naissance, disons]. Est-ce que ça aurait été différent pour elle?

Aurait-elle été confrontée à un enseignant lui répondant que «Les logarithmes, c’est comme le mariage. On comprend à quoi ça sert seulement une fois que c’est fait.»? [NDLR Réponse qu’on m’a faite en 1990 (secondaire 4).]

Est-ce que ce prof aurait répondu la même chose si c’était UN élève (plutôt qu’UNE élève) qui avait posé la question?

Est-ce qu’un mentor [certifié par un programme officiel], à qui elle aurait confié envisager un pivot de carrière comme consultante numérique et conférencière internationale, lui aurait répondu que — vue son élégance —, il l’imaginait plutôt se réorienter comme conseillère en mode féminine dans un commerce local? [NDLR Réponse qu’on m’a faite en 2012.]

Est-ce que ce mentor — même si sa réponse candide (euphémisme) se voulait bienveillante — aurait prodigué le même conseil à UN mentoré (plutôt qu’à UNE mentorée)? 

— Oui, je sais que mes tournures de phrases sont complexes. Les situations qu’elles décrivent aussi, d’ailleurs !

Des années plus tard, je me demande sincèrement si les choses changent tant que ça ou si — comme le poisson rouge dont on augmente lentement la température du bocal — on ne s’en rend juste plus tellement compte… Les iniquités et le sexisme ne seraient-ils pas juste plus « subtils » (pour ne pas dire sournois) avec les années ? 

Quoi qu’il en soit!

Qu’est-ce que je donnerais pour voir une de ses conférences sur la taxonomie ! Oh! que j’aimerais pouvoir parler de légendes, de storytelling, d’uchronie, de sérendipité, d’algorithmes, de méthode quantitative, de méthode qualitative et de tant d’autres choses avec elle.

Et, oh! que j’aimerais être dotée de pouvoirs surnaturels et trouver les moyens pour que sa grande œuvre — comme le dit si bien monsieur Labelle — soit enfin achevée…

EN COMPLÉMENT

Près d’un an plus tard…

Il n’y a pas d’hasard, à ce qu’on dit !

La semaine dernière, un nouveau journaliste à CHAU TVA — notre station régionale du réseau — me contacte afin de m’inviter à participer à une série de cinq portraits qui seraient diffusés dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Ezra Belotte-Cousineau est arrivé dans la région il y a quelques mois à peine. Nous ne nous connaissions pas et il ne pouvait pas connaître l’histoire de tante Catherine non plus.

Ben, figurez-vous que sur les cinq portraits diffusés cette semaine, deux sont à saveur Jolicoeur! 40 %, c’est pas mal pour un patronyme plutôt rare!

Boucler la boucle… ou pas !

Question de boucler la boucle de cette journée, je vous laisse sur nos portraits respectifs.

L’historien Paul Lemieux raconte la vie de Catherine Jolicoeur, une soeur ethnologue qui a rédigé sa thèse de doctorat au sujet de la légende du bateau fantôme. [source]

Dans le cadre de la [Journée internationale des femmes] nous vous présentons le portrait de 5 femmes gaspésiennes qui font bouger les choses. Nous débutons notre tour d’horizon avec Edith Jolicoeur, la consultante branchée. [source]

Si jamais vous souhaitez en savoir plus…

À la recherche du vaisseau fantôme, Entrevue, Femme d’aujourd’hui, 21 décembre 1970, 6 min 40 s : archives.radio-canada.ca | Comme le lecteur vidéo des archives de Radio-Canada est devenu obsolète. J’ai pris la liberté de publier la vidéo en mode non répertorié sur ma propre chaîne… (Je sais, c’est très discutable!)

Catherine Jolicoeur, fille de Marie de l’Assomption | par Ronald Labelle | Port Acadie (2013) : erudit.org

Le vaisseau fantôme ; légende étiologique | par Catherine Jolicœur | Presses Université Laval, 1970 – 337 pages (sa thèse de doctorat) books.google.com.ec

Undisciplined Women: Tradition and Culture in Canada | Dirigé par Pauline GREENHILL et Diane TYE | | Mcgill-Queens University Press (1997) | Le chapitre au sujet de ma grand-tante « La grande oeuvre inachevée de soeur Catherine Jolicoeur » écrit par Ronald LABELLE (débute à la page 28 du livre) books.google.ca

Catherine Jolicoeur, celle qui rêvait d’être missionnaire et qui se passionnera de légendes | Par Hector J. Cormier | Série Grands Éducateurs, Grandes Éducatrices | Entre Nous, vol.14, no. 7, 1999 :  web.archive.org [il y a aussi une page 2 web.archive.org ]

En préparant la photo d’aperçu pour cet article, je me suis aussi souvenue de la remarque de mon père la première fois qu’il m’avait vue avec cette monture de lunettes que j’avais achetée en voyage, il y a déjà plusieurs années  :

«Bon sang que tu ressembles à tante Catherine avec ces lunettes-là!»

Boy! Je n’avais pas réalisé en les achetant, mais maintenant que je nous vois côte à côte, j’avoue!

Edith Jolicoeur, Consultante branchée, Photo de Profil 2017 credit Photo MagBag Magali Deslauriers

À propos de l’auteure

Edith Jolicoeur#TEDxSpeaker #Slasheuseconsultante numériqueconférencière et formatrice

Edith Jolicoeur parcourt le Canada [et même l’Europe] pour aider les artistes, travailleurs autonomes, petites entreprises et organismes à adopter de bonnes pratiques ainsi que des stratégies numériques gagnantes, afin — entre autres — qu’ils tirent profit du Web et des réseaux sociaux.

Sa devise : « Ce n’est pas parce qu’on est éloigné géographiquement qu’on doit l’être numériquement ! »

Formée en innovations technopédagogiques en enseignement supérieur, elle cumule huit ans d’expérience comme enseignante au programme de vente-conseil dans un Centre de formation professionnelle (CFP) et six ans en formation continue.

Parallèlement à l’enseignement, elle a également été entrepreneure dans le secteur du tourisme culturel en région « dite éloignée » durant près de quinze ans. Au cours de cette période, elle a pu mettre en pratique différentes stratégies de marketing et communication numérique.

Elle connaît bien les réalités des entreprises et des organismes de petite taille pour les avoir vécues. Elle comprend particulièrement bien le sens de l’expression « autres tâches connexes » pour décrire le rôle de ceux qui doivent souvent savoir tout faire, ou presque !

Aujourd’hui, Edith Jolicoeur puise dans toutes ces expériences pour offrir des conférences et des formations adaptées aux différentes clientèles auxquelles elle s’adresse.

Elle tient aussi à mentionner que son passeport est valide et qu’elle peut parcourir la planète si l’occasion se présente! 

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